Gusтαv Scђαfєr - Un αиgє

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# Posted on Thursday, 23 August 2007 at 3:33 PM

Edited on Sunday, 30 September 2007 at 2:58 PM

Comment le trouves-tu ? ^^

# Posted on Wednesday, 29 August 2007 at 9:43 AM

Edited on Wednesday, 29 August 2007 at 10:12 AM

JOYEUX ANNIVERSAIRE GUSTAV!!!
On t'aime trop pour toujour , continue a nous faire rêver !!!

# Posted on Saturday, 08 September 2007 at 4:15 AM

Edited on Saturday, 08 September 2007 at 12:18 PM

xEn αttendαnt un nouvel αrticle, voici une fic écrite ραr Elise, ρour Elodie. Selon vos commentαires, nous lαisserons l'αrticle ou nous le remρlαceront ραr un αutre ; Donc si vous voulez voir cet αrticle en ligne, il fαut le dire!x


____Le concert est sur le point de se finir. Georg, Tom & Bill viennent de saluer le public à tour de rôle, c'est à lui. Seul, sur la scène, il se dresse fièrement face à la foule. Son c½ur est sur le point d'exploser. Les cris redoublent quand il s'avance, & cette folie l'enivre. Il s'incline profondément devant le public qui l'acclame. Il se redresse & éclate de rire. Un élan d'amour pour son public le traverse. Il lui fait cadeau de sa présence un instant de plus, comme pour le remercier, puis salut une dernière fois avant de quitter la salle qui crie son nom. Il dévale les marches & retrouve le calme des coulisses. Il tremble un peu, secoué par la force de ce qu'il vient de vivre. Ce n'est pas la première fois, certes, mais il le vit toujours avec la même intensité. Il emplit ses poumons d'oxygène, il garde son sourire comme oubliant de s'en défaire, il se sent vivre. Heureux, euphorique, il retrouve ses compagnons de toujours. Dans le silence de la pièce, ils échangent des regards, se sourient, incapables de la moindre parole. Les mêmes étoiles brillent dans leurs yeux & les mêmes souvenirs les rendent rêveurs.

____Quelqu'un frappe, ils se tournent vers la porte. Ils savent que c'est Tobi, leur garde du corps à qui les fans ont confiés lettres & cadeaux, qu'il vient d'ailleurs leur apporter. Aujourd'hui, Tobi est pressé, il ne s'attarde pas. Les quatre jeunes hommes, toujours rayonnant, plongent dans leur trésor. Ils les font passer de mains en mains, selon le destinataire. Bientôt, chacun se voit remettre ce qui lui est destiné & se lance dans une lecture plus approfondie ; ils ont du temps à tuer. Gustav s'enfonce dans son fauteuil & regarde l'heure, puis son tas de lettres. Il n'aura pas le temps de toutes les lire. Il les prend, une à une, les lis en diagonale puis les reposes à côté de lui, gardant sur ses genoux celles qu'il lui plairait de lire entièrement.

____Une simple phrase attire alors son attention ; quelques mots sur une enveloppe blanche, écris à l'encre noire : « Quelque chose comme nous ne s'efface jamais. »
Il se redresse brusquement, ses yeux s'agrandissent de surprise. Il lit, relit ces mots, s'imprégnant de tout leur sens. Puis, il ferme les yeux un instant & se laisse envahir par le souvenir. C'était il y a trois longues années...




____Il s'en souvient encore très bien, c'était son année de troisième. Il était extrêmement timide à l'époque, bien plus qu'aujourd'hui. Lors d'un stage organisé par son collège, il avait atterrit dans un modeste studio de photographie au c½ur de Magdebourg, faute de mieux. Sa première réaction avait été l'indifférence & son stage, qui allait durer une semaine, lui semblait interminable les premiers jours. En revanche, un peu avant la fin du stage, le photographe l'initia un peu plus à son art. Un jour où Gustav l'accompagnait à un mariage, il lui proposa d'essayer de photographier quelques modèles choisis au hasard. Le jeune garçon s'ennuyant ferme, il accepta. Dès l'instant où son ½il pu voir à travers l'objectif, il aima cette sensation. Enthousiasmé par ce qui s'offrait à lui, il se fondit dans la foule des invités & entama la recherche de son premier modèle, le précieux appareil coincé entre ses doigts.


Une femme, âgée, aux yeux d'un bleu limpide, attira son attention. Elle était assise à une table, écoutant avec une attention soutenue l'homme qui lui parlait. Elle lui rappelait sa propre grand-mère, à laquelle il était très attaché. Il essaya de reproduire l'attitude qu'il avait observée chez le photographe & captura l'image de la vieille femme, à son insu. Il retourna s'asseoir, silencieusement & observa à nouveau. De longues minutes s'écoulèrent. Puis, il trouva son second modèle.

Ce fût une fille de son âge qui attira son attention. Elle n'était pas très grande, mais très fine, avec de beaux yeux bruns. Ses cheveux sombres, mi-longs, tombaient légèrement sur son visage fin. Il aimait la façon dont on la remarquait, et la façon dont elle restait à l'écart. Sans qu'il puisse expliquer pourquoi, il refusait de partir sans l'avoir photographiée. Il s'approcha discrètement. Elle était seule. Elle aussi devait observer, & il ne tenait pas à ce qu'elle le voie. Il réussit à s'approcher d'elle, et à trouver l'angle qu'il voulait avoir. Il attendit, le doigt sur l'appareil, qu'elle prenne l'expression, innocente & amusée, qu'il lui avait vu & qu'il souhaitait immortaliser. Deux jeunes enfants jouaient près d'elle, elle les regardait, un sourire en coin. Ce que Gustav redoutait se produisit alors ; les enfants vinrent dans sa direction. Elle les suivit du regard & rit aux éclats quand elle l'aperçu. Il ne saurait dire si c'est la panique ou bien son sourire qui déclencha son geste, mais il la photographia instantanément. Elle parut surprise, mais se remit à rire aussitôt. Plus elle riait, plus Gustav s'empourprait, jusqu'à ce qu'il finisse par joindre timidement son rire au sien.

Le photographe choisi ce moment pour récupérer son appareil & photographier les mariés, Gustav parti donc précipitamment, sans qu'ils aient pu échanger quoi que ce soit.


Le lendemain matin, il se rendit chez le photographe avec le regret que ce soit son dernier jour de stage. A peine s'était-il découvert qu'il aimait la photo que, déjà, c'était finit. Le photographe l'accueillit chaleureusement, à sa plus grande surprise, mais il ne garda pas longtemps secrète la raison de sa bonne humeur :

____- Viens voir, Gustav ! J'ai développé nos photos d'hier. L'une des tiennes est particulièrement réussi. Tu aimes la ____'_photographie ?
____- Oui, je crois...

Le photographe le fit entrer dans une petite salle aux murs couverts de photos en tout genre. Il saisit l'une des enveloppes qui trônaient sur la table & chercha pendant quelques instants la bonne photo. Gustav se demandait avec un léger mal de ventre si la photo tant réussi serait celle de la jeune fille ou de la vieille dame.

____- Regardes-moi ça !

Gustav ne put répondre. Il resta ébahi devant la beauté de la photo dont il était l'auteur, sa photo. Elle était belle, naturelle. Elle riait & son beau sourire sur papier glacé semblait illuminer la pièce toute entière.

____- Tu as de quoi être fier, mon garçon. C'est vraiment très bien, pour un début.
____- Merci, merci beaucoup. Je ....
____- Tu peux la garder, ne t'en fais pas. Je ne t'ai pas seulement fais venir dans cette pièce pour ta petite ½uvre ; je me _____demandais si ceci t'intéresserais ?

Bien que la question de Gustav n'ait aucun rapport avec la réponse du photographe, il fut content de savoir que la photo lui appartenait vraiment. Néanmoins, il oublia vite sa question quand il vit le photographe saisir un appareil photo & le lui tendre.

____- Je ne le vends pas, je te l'offre.
____- C'est trop, je ne peux pas accepter, je ...
____- Tsss ! Je vais bientôt fermer boutique & ce vieil appareil ne me sert plus à rien. Il ne photographie qu'en noir & blanc. _____Je t'ai rapidement appris à développer ; si tu doutes de toi-même va chez un photographe.
____- Merci beaucoup, monsieur.
____- De rien, petit, de rien ... Maintenant tu peux rentrer chez toi, aujourd'hui je m'occupe de la paperasse.

Gustav ne savait que dire. L'appareil photo entre ses mains, il semblait fasciné par ce qu'il tenait. Il n'aurait jamais cru recevoir un tel cadeau en venant ici. Il rentra chez lui en serrant l'appareil contre son c½ur, de peur de le faire tomber. Ce n'est qu'une fois assis dans sa chambre qu'il se souvint de la photo. Il l'avait oublié chez le photographe ! Il rangea soigneusement l'appareil & ressortis aussitôt. Le photographe parut amusé de le revoir aussi vite, mais leva à peine la tête de ses papiers. Gustav retrouva facilement la photo & quitta la boutique. En sortant, il heurta violemment quelqu'un qu'il entendit juré puis poussé un murmure de surprise :

____- On ne s'est pas déjà vu quelque part ?

Elle était là, devant lui, le même sourire aux lèvres, attendant sa réponse. Il balbutia quelque chose d'incompréhensible & elle sourit.

____- Tu es le photographe du mariage, je me souviens de toi. Et ça, dit-elle en désignant la photo que Gustav avait à la _____'main, c'est moi !

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre, elle savait que ça le gênait ; elle enchaîna :

____- Tu habites loin d'ici ?
____- Non, c'est juste à côté.
____- Ah, moi aussi ! Tu n'es pourtant pas au collège Gambetta, si ?
____- Non, ça doit être pour ça qu'on ne se croisait pas.
____- Tu es là depuis longtemps ?
____- Depuis toujours.
____- Ca tombe bien, je viens d'arriver, je ne connais personne. Ca te dirait de me montrer un peu la ville ?
____- Comme tu veux, répondit-il en rougissant de plus belle.
____- Ca me plairait bien. & des cours de batterie, ça me plairait bien aussi ! Tu sais pas où est-ce qu'il y en a ?

La surprise faillit étrangler Gustav, qui manqua d'étouffer puis articula :

- Oui ! J'en fais depuis plusieurs années maintenant. Je ne...Je ne pensais pas que tu, enfin...
- Oui, je sais. Les filles qui font de la batterie, à notre âge, c'est pas courant.

Ils continuèrent ainsi jusque chez elle, en parlant. Gustav était de plus en plus à l'aise. Il réussissait même à la faire rire. Ensemble, ils redécouvrirent Magdebourg & il lui parla de sa passion naissante pour la photo. Elle l'encouragea à continuer & il lui apprit beaucoup à la batterie. Elle lui proposa d'être son modèle, s'il le souhaitait. Il mit longtemps à accepter, même si c'était son plus cher désir ; puis, il la photographia une première fois, quand elle prenait la pause. Puis une seconde, où elle était moins prête. Puis une troisième, où elle ne s'y attendait pas. Les photos, une fois développées, les faisaient rire. Ainsi, cela devint un jeu entre eux. Mieux que des mots : l'image & la musique, la photo & la batterie. Une année s'écoula. Ils avaient tous deux oubliés leur timidité depuis longtemps. Ils fêtèrent ensembles leur quinzième anniversaire. L'année qui suivit, les barrières qu'il y avait entre eux furent baissées. Dans leurs moments les plus complices, l'appareil séparait toujours Gustav d'Elodie. La musique les rapprochait, mais l'instrument les séparait ; on n'a pas la même proximité avec quelqu'un qui joue de la guitare à côté de vous, qu'avec quelqu'un qui joue de la batterie : la batterie est plus puissante & se prête moins bien au jeux de l'amour – car c'était ce jeu là qu'ils jouaient.

Gustav avoua à Elodie qu'il pensait être amoureux d'elle un jour particulièrement gris & nuageux. Ils étaient restés dans la chambre de Gustav à parler de tout & de rien, frustrés de ne pas pouvoir sortir. Un silence pesant s'était installé quand il lui avait ouvert son c½ur. Il n'avait pas osé la regarder, et quand enfin il avait levé les yeux vers elle, elle l'avait embrassé. Les yeux d'Elodie avaient brillés plus que d'habitude, Gustav s'était juré de ne jamais oublier son regard ce jour là. Il ne l'avait pas photographiée exprès, il avait gravé cette image dans son c½ur. Ils fêtèrent leur seizième anniversaire ensemble & continuèrent à vivre leur amour. Jamais, pas un seul jour, il n'y eût de tensions entre eux. Gustav consacrait de plus en plus de temps à son groupe, mais elle ne s'en était jamais plainte. Le jour où il était parti en tournée, elle l'avait rejoins quelques fois, mais rien de plus. Elle était heureuse de voir qu'il vivait sa passion. Mais à la fin de la tournée, il était revenue chez elle & avait trouvé la maison vide. Elle avait dû déménager. Les lettres qu'elle lui avait écrites ne lui étaient pas parvenues & il ne put les lire que trop tard. Sa nouvelle adresse était en France.

Loin d'elle, il se concentra plus que jamais sur la musique & réussi à atteindre un niveau exceptionnel. Mais il se ferma aussi beaucoup sur lui-même, gardant uniquement une vraie relation avec ses trois amis musiciens. Il souffrait énormément de ne plus la voir, de ne plus pouvoir la serrer dans ses bras, de ne plus avoir que ses photos en noir&blanc en souvenir d'elle. Une phrase, qu'elle lui avait dite un jour, lui revenait souvent en mémoire :

« Quelque chose comme nous ne s'efface jamais. »

A présent, il relisait cette phrase sur cette enveloppe vide, sans en comprendre le sens. Si elle est là, si elle m'a envoyé cette enveloppe ce soir, pourquoi n'a-t-elle rien mis dedans ? Comment veut-elle que je la retrouve ? Il regarda l'intérieur de l'enveloppe & se rendit compte qu'une adresse était notée à l'intérieur. Il s'y rendit aussi vite qu'il put. C'était un hôtel modeste où elle était sûre que personne ne l'attendrait. Elle était déjà là quand il arriva. Trois années avaient passés & ni elle ni lui n'avait voulu oublier l'autre. Il la serra contre son c½ur & l'embrassa avec toute la passion de l'amour qu'il avait pour elle. Elle glissa ses longs doigts fins sur son visage, admirant un instant ce qu'il était devenu. Lui aussi, la dévisagea. Elle était toujours aussi belle, & ses yeux brillaient encore plus que le jour où il lui avait dit qu'il l'aimait. Il lui prit la main & ils pénétrèrent dans l'hôtel. Ils parlèrent de longues heures, enlacés, ne cessant de s'étreindre tant ils s'étaient manqués. Cette nuit-là, ils firent l'amour pour la première fois. Malgré la longueur de leur relation, ils n'étaient jamais allés aussi loin car persuadés d'avoir le temps, la vie devant eux, que rien ne pressait. Ils ne s'étaient même pas dis au revoir quand Elodie avait déménagé.

Quand ils se réveillèrent le lendemain matin, ils avaient tout les deux l'incroyable sentiment que tout était parfait. Ils étaient ensembles, heureux, ils avaient passé la plus belle nuit de leur vie & ils s'aimaient.

Fin =)



# Posted on Saturday, 24 November 2007 at 8:20 AM

Edited on Sunday, 25 November 2007 at 9:36 AM